Par Krystel Schüpbach
On s’est glissé dans les souliers de Roger Vivier le temps du Festival de Cannes, où la maison continue de signer certaines des silhouettes les plus remarquées du tapis rouge.
Quand le soulier devient oeuvre d’art
Surnommé le « Fabergé de la chaussure », Roger Vivier (1907-1998) a élevé l’escarpin au rang d’objet d’art. Visionnaire, il est l’un des talents les plus prodigieux et révolutionnaires du XXe siècle. En 1954, alors qu’il collabore avec la maison Christian Dior, il créé le premier talon aiguille moderne en intégrant une fine tige de métal au coeur du talon. Une révolution technique, mais surtout esthétique.
« Elles achèvent la silhouette d’un trai de crayon »
Une définition presque cinématographique de l’élégance. Très tôt, la maison tisse un lien étroit avec le septième art. En 1967, Catherine Deneuve apparait dans Belle de Jour chaussée des iconiques escarpins à boucle. Une silhouette devenue culte et un premier pas vers la Croisette.

À Cannes, le détail devient signature
Depuis, Roger Vivier s’inscrit naturellement dans le paysage cannois. Chaque année, la maison a pris l’habitude d’investir la Croisette à travers un showroom privé, où se dessinent les silhouettes de la montée des marches du Festival de Cannes. Pièces uniques, sacs luxueux, chaussures Haute Couture, autant de créations pensées pour accompagner les actrices dans ce moment suspendu.
Lors de cette édition du Festival de Cannes, Demi Moore et Laetitia Casta incarnent cette allure signée Vivier. Deux présences, deux styles, mais une même idée de l’élégance.
À travers Cannes, Roger Vivier perpétue une certaine idée de l’élégance française, où la précision du geste rencontre l’allure. Une approche discrète, mais immédiatement reconnaissable, qui continue de traverser les générations sans jamais perdre de sa modernité.





