Tudor et le Dakar : le temps et l’exploit

par Katia Baltera

Nous sommes le 1er janvier, le couvercle de plomb est vissé sur Genève. Rien de galvanisant, si ce n’était qu’un voyage en Arabie Saoudite m’attend. Celui que je me prépare à faire avec la maison Tudor. Une aventure excitante, que je vais partager avec une dizaine de journalistes triés sur le volet. Bref, un arc-en-ciel dans la grisaille.

3 janvier, je grimpe dans l’avion, un doigt de champagne et dodo. Arrivée à Al Ula, ville d’étape du Dakar, je découvre mes compagnons de route. Notre premier hôtel façonné de sable et de chaux, semble littéralement émerger de la roche. Il conjugue luxe et simplicité, confort et bon goût. Éclairé uniquement à la bougie, la suite a quelque chose de magique et donne la sensation immédiate de ralentir. Le temps semble suspendu.

Tudor a pensé à tout : doudoune pour les soirées fraiches, sac à dos et casquette à l’effigie du Dakar et une boîte dans laquelle nous découvrons LA Ranger, boîtier et bracelet en acier avec cadran couleur sable. Un design sport, élégant, robuste, conçue pour tous les exploits. Les chiffres se détachent clairement sur le cadran avec un petit côté rétro hyper tendance. Je la mets au poignet. Elle m’a adoptée et moi aussi. La team de choc !

4 janvier, de très bon matin en route pour le désert. Le soleil amorce lentement sa course et étire ses rayons sur les dunes à perte de vue. Ce qui nous attend fera de ce voyage un souvenir unique et inoubliable ! Couchées sur le sable, deux montgolfières gonflent leurs poumons. Le temps de déguster un café vert et quelques dattes et nous escaladons la nacelle. Un moment d’appréhension me gagne, j’ai le vertige, mais non j’ai pas le vertige ! En tout cas pas aujourd’hui. La beauté du paysage, la douce lumière de l’aube, la sensation de flottement a tout du rêve éveillé. Nous survolons les dunes et les rochers alvéolés. Sculptés au fil du temps, les paysages spectaculaires d’AlUla sont le rêve du géologue et le décor de cette étape du Dakar.

Il est midi, nous déjeunons sur des coussins chamarrés à l’ombre de grandes tentes et suivons en direct le passage des motos. Cabrés sur leurs cale-pieds, les coureurs défilent à plus de 100km/h sur les dunes. Un exercice qui demande une formidable endurance et une incroyable agilité. Plus tard, nous nous dirigeons vers le bivouac officiel du Dakar. Certains d’entre nous prennent le volant des Range Rover. C’est l’épreuve du feu ! Je comprends l’ampleur du challenge. Un coup d’œil sur ma Ranger, nous arrivons bientôt au bivouac.

L’activité du « village » est intense. Coureurs, co-pilotes, mécaniciens journalistes, organisateurs, sponsors et équipes médicale s’affairent. Les machines font penser à des insectes, les trucks de huit tonnes ont des allures de monstres. Sur le grand écran défilent les résultats du jour et les épreuves du lendemain. Au détour d’un soft ice thé cannelle, je rencontre un mythe : Jacky Ickx! Echange chaleureux et selfies. La lumière devient orangée puis bleutée, c’est le moment de gagner le glamping. Dîner exquis puis nuit en tente individuelle, je m’endors d’un sommeil profond. Dehors les étoiles et le silence. Un autre temps s’installe !

Au réveil, nous partons assister au départ des challengers T3, étonnants engins qui défient le sol mouvant sous la poussée de l’accélération. L’équipe de journalistes est au taquet : photos, interviews, on est au cœur de l’action, au cœur du Dakar. Ma Ranger indique 14h13. Il est temps de rejoindre notre dernière étape, l’hôtel Our Habitas. Niché au cœur d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’hôtel se déploie en une série de petites habitations. À la fois discrètes et luxueuses, elles se fondent dans un vaste cirque minéral délimité par des rochers de grès, sculptés au fil des millénaires. C’est la soirée des au revoir et de la surprise ultime : un dîner aux chandelles les pieds dans le sable au coeur des rochers. Souvenir unique ! Inoubliable !

Le Dakar, ce n’est pas seulement franchir une ligne d’arrivée en tête. C’est survivre au désert. C’est faire confiance, à son co-pilote, au road book et à des équipes techniques de très haut niveau. Tudor nous a conviés non pas seulement à un voyage, mais à une expérience. Une immersion pensée autour du temps, de l’endurance et du silence, des valeurs qui résonnent naturellement avec son rôle de Time Keeper officiel du Dakar.

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rencontres Jean Marc Quarin. Vin, gémologie, Lausanne